Les relations entre le Mali et l’Algérie sont complexes en raison de leur frontière commune de près de 1 400 kilomètres. Les deux pays sont condamnés à coopérer, qu’ils le veuillent ou non, et doivent faire face aux tensions communautaires exacerbées dans la région. L’Algérie a joué un rôle clé dans la résolution des conflits maliens par le passé et a proposé une solution politique pour préserver l’intégrité territoriale du Mali et son unité. Cependant, la France s’est opposée à cette approche, tout comme les États-Unis. Ces derniers ont insisté sur la nécessité d’un processus politique avant toute intervention militaire. Malgré cela, le Mali et la CEDEAO étaient favorables à une intervention militaire, dirigée par la France. Cependant, l’armée malienne était mal formée par ses formateurs américains à l’époque, ce qui a compromis son efficacité. La gestion des frontières entre les deux pays est également un défi majeur, en raison de l’étendue du territoire et de sa porosité. Il est donc essentiel d’établir un dialogue avec les communautés locales pour reconstruire la confiance et lutter contre l’insécurité et l’instabilité dans la région. La dimension culturelle est également importante dans la résolution des conflits, et il est nécessaire de former les militaires non seulement sur le plan technique et tactique, mais aussi sur le plan éthique. La confiance entre les acteurs de sécurité est également essentielle pour assurer un contrôle efficace des frontières. La fermeture de la frontière entre l’Algérie et le Mali est difficile à mettre en œuvre en raison de la complexité de la gestion des frontières et de la présence de trafiquants et de djihadistes. Dans le nord du Mali, le désengagement de l’État a conduit à la résurgence des tribus et des solidarités antérieures, ce qui complique davantage la situation. Les liens économiques, culturels et familiaux entre les deux pays sont profonds et doivent être pris en compte dans la gestion des frontières. En conclusion, la coopération entre le Mali et l’Algérie est essentielle pour résoudre les problèmes de sécurité et d’instabilité dans la région, mais des efforts supplémentaires doivent être déployés pour renforcer la confiance et améliorer la gestion des frontières.